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Vous êtes sur le blog d’Adrien Morel.

Vous y trouverez des livres, des auteurs et des prises de position.

Parmi les livres, publiés par les Editions du Promontoire, voici les miens :

Le prochain:

sera disponible, en librairie ou sur le site editionsdupromontoire.com, à partir du 9 décembre 2013.

Pourquoi le titre de ce blog: « Penser l’Homme » ?

Tout le monde est aujourd’hui convaincu que l’humanité vit actuellement un moment important de son histoire.
Plusieurs cycles s’articulent dans cette crise.
Un cycle multimillénaire : dans son rapport à la nature, l’homme va devoir abandonner une attitude, une logique qui a toujours été la sienne depuis qu’il est humain.
Des cycles multiséculaires : dans le rapport à l’histoire. Les sociétés, les empires, les civilisations naissent, vivent, meurent, se succèdent au cours de l’histoire.

Au-delà de l’environnement et de l’économie, il existe un troisième domaine, dont on ne parle pas suffisamment, sur lequel pourtant il est nécessaire de parvenir à une prise de conscience analogue.  Cette crise comporte un troisième front.

Il s’agit de la compréhension de l’homme par lui-même. De la façon dont l’homme se représente, se comprend, s’explique à lui-même sa propre humanité.
Ce versant du problème est perceptible à travers la fin des idéologies. Les grands systèmes de pensée historiques qui accompagnaient les différentes options de civilisation se sont également effondrés. Les religions sont en sursis et les « valeurs » en crise.

Dans ce domaine également plusieurs cycles s’articulent.

Un cycle multimillénaire : la religion, la manière religieuse de penser l’homme, a commencé avec les débuts de l’humanité. Elle parvient aujourd’hui au terme de cette première phase et sous nos yeux en amorce une autre.
Des cycles multiséculaires, historiques, correspondant aux différentes étapes du développement des sociétés et en particulier de leurs sciences. Sur ce sujet, le cycle qui prend fin actuellement a débuté à la Renaissance, il correspondait à l’élaboration et à la maturation des sciences de la nature. L’enjeu du prochain est la naissance, en cours, des sciences humaines.

Dans ce grand chambardement civilisationnel multimillénaire de quoi s’agit-il en effet ? De repenser l’homme. L’homme lui-même. Et l’Homme dans ses relations avec le monde qui l’entoure.

La relation de l’Homme avec la Nature, c’est l’écologie.
La relation de l’Homme avec la Surnature, c’est la Religion.
Quant au reste, ce sont les relations de l’Homme avec lui-même (ou ses semblables). C’est le terrain que l’on concède habituellement aux sciences humaines.

A milieu il y a l’Homme. Les outils pour le penser sont en cours de ravalement. Les anciennes manières de le comprendre, religieuses ou idéologiques finissent sous nos yeux douloureusement leur vie. Elles sortent, à reculons, de l’histoire et sont relayées par d’autres, en pleine élaboration.

J’ai décidé de prendre position sur cette ligne de front, à partir de cette conviction :

L’ensemble de ces différentes dimensions de la « crise » forme un tout cohérent qui prend son sens et trouvera sa résolution à travers ce qui sortira de la gestation en cours dans les sciences humaines.

Il s’agit de remplacer l’ancien monde qui, incontestablement, meurt sous nos yeux par une nouvelle manière de penser le prochain.
Ce seront les sciences de l’Homme qui articuleront les relations de l’homme avec lui-même, ses semblables et son environnement, naturel et surnaturel.

Il est a ce titre de toute première importance pour l’avenir des civilisations humaines de commencer, avec ces sciences, par Penser l’homme

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